Théophile Gautier,
Histoire du romantisme
“ Les esprits qu’on est convenu d’appeler pratiques peuvent mépriser ces rêveurs qui suivent là Muse dans les bois, cherchent tout un jour la quatrième rime d’un sonnet, le vers final d’une terzine, et rentrent contents le soir de quelques lignes dix fois raturées sur la page de leur calepin. Ils n’auront pas connu leur pur enchantement : contempler la nature, aspirer à l’idéal, en sculpter la beauté dans cette forme dure et difficile à travailler du vers, qui est comme le marbre de la pensée, n’est-ce pas là un noble et digne emploi de ce temps qu’on regarde aujourd’hui comme de la monnaie ? ”
