Métaphore

Définition et enjeux

Portrait de Édouard Dujardin Édouard Dujardin De Stéphane Mallarmé au prophète Ezéchiel

La métaphore étant ainsi définie un changement de signification imposé à un mot dans un but de comparaison, vous devinez que je vois dans la métaphore le point subtil et infiniment dangereux par là faute de quoi, ou grâce à quoi l’écrivain va être amené à ne plus donner aux mots leur signification propre.
Prenons garde pourtant ; les gens de lettres dénomment fréquemment métaphore ce qui n’est qu’une image
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Portrait de Édouard Dujardin Édouard Dujardin De Stéphane Mallarmé au prophète Ezéchiel

La métaphore appelle torrent ce qui n’est pas un torrent ; la métaphore, par définition, est un détournement du sens des mots, par cela qu’elle appelle Pierre ce qui s’appelle Paul, qu’elle baptise carpe ce qui est lapin ; la métaphore n’est possible qu’à force de sincérité ; elle n’est possible que si elle est voulue, absolument voulue, extraordinairement voulue.
La métaphore morte est le criterium simple et sûr à quoi l’on reconnaît un écrivain. Je vous donne le secret ; quand vous voulez savoir si un écrivain est vraiment un écrivain, examinez ses métaphores.
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Louis-Jean-Baptiste-Étienne Vigée Manuel de littérature à l'usage des deux sexes… (1821)

La métaphore, l'allégorie,
l'allégorie, métonymie, la synecdoche, l'ironie, l'hyperbole, la prosopopée, la catachrèse.
La métaphore.
Cette figure renferme une espèce de comparaison ; elle transpose un ou plusieurs mots de leur sens propre et naturel, en un autre qui n'est pas le leur, mais de manière qu'il en résulte quelque beauté.
Si la métaphore ne porte que sur un mot, comme dans cette phrase :
Le mensonge se pare souvent des couleurs de la vérité.
Source : Gallica

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