Albert-Christian-Joubert Carbon

Élements biographiques

Albert-Christian-Joubert Carbon,  Lettres sur la rhétorique, dédiées à Mlle Blanche de l'Aigle… (1826)

“ Il parle, et dans la poudre il les fait tous rentrer : Au seul son de sa voix la mer fuit, le ciel tremble : Il voit comme un néant tout l'univers ensemble Et les foibles mortels , vains jouets du trépas, Sont tous devant ses yeux, comme s'ils n'étoient pas.
Encouragée par Mardochée, Esther se détermine enfin à demander au roi la grâce du peuple juif, et commence par lui présenter ainsi la puissance du Dieu d'Israël :
Ce Dieu maître absolu de la terre et des cieux, N'est point tel que l'erreur le figure à vos yeux.
L'Eternel est son nom, le monde est son ouvrage.
”
Source : Gallica

Albert-Christian-Joubert Carbon,  Lettres sur la rhétorique, dédiées à Mlle Blanche de l'Aigle… (1826)

“ Il termine par les motifs tirés de la religion : ne devoient-ils pas, en effet, l'emporter sur tout le reste, aux yeux d'un chef de croisés, et sur le cœur d'une jeune princesse élevée dans les mêmes sentiments que son père.
La péroraison n'est pas ici, comme dans les discours oratoires, une réunion vive et pressante des meilleures raisons. Elle ressemble à celle de tous les discours du même genre : elle est pathétique.
Le vieillard voit sa fille attendrie ; le bonheur qu'il éprouve remplit ses yeux de larmes ; il la serre entre ses bras ; et ses embrassements achèvent d'entraîner Zaïre.
”
Source : Gallica

Albert-Christian-Joubert Carbon,  Lettres sur la rhétorique, dédiées à Mlle Blanche de l'Aigle… (1826)

“ La joie de faire du bien est tout autrement douce et touchante que la joie de le recevoir. Revenez-y encore, c'est un plaisir qui ne s'use point; plus on le goûte, plus on se rend digne de le goûter : on s'accoutume à sa prospérité propre, et on y devient insensible ; mais on sent toujours la joie d'etre l'auteur de la prospérité d'autrui : chaque bienfait porte avec lui ce tribut doux et secret dans notre âme : le long usage, qui endurcit le cœur à tous les plaisirs, le rend ici tous les jours plus sensible. ”
Source : Gallica

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