Résumé

Hugh Blair Leçons de rhétorique et de belles-lettres… (1845)

D'après ce que je viens de dire sur la nature du sublime, on peut conclure que l'émotion qu'il produit ne peut pas être de longue durée. Aucun effort de génie n'est capable de soutenir l'âme à une hauteur si fort au-dessus de sa situation ordinaire, vers laquelle elle tend sans cesse à retomber.
Toute l'habileté d'un écrivain ne pourrait suffire à remplir un ouvrage de longue haleine d'une suite non interrompue d'idées sublimes. Tout ce que nous pouvons espérer, c'est que, semblable à un éclair, ce feu de l'imagination brillera de temps à autre pour disparaître.
Source : Gallica

Hugh Blair Leçons de rhétorique et de belles-lettres… (1845)

C'est au cœur seul à parler le langage du cœur. La grande règle ici, comme presque partout, c'est de n'écouter que la nature, et de ne pas vouloir atteindre à un genre d'éloquence au-dessus des efforts de notre génie. On peut être orateur, on peut acquérir de la réputation et prendre de l'influence en raisonnant froidement et en s'exprimant avec calme. Le pathétique, la partie sublime de l'art oratoire, exige une sensibilité d'âme et une facilité d'expression que la nature n'a accordées qu'à un petit nombre de personnes.
Source : Gallica

Hugh Blair Leçons de rhétorique et de belles-lettres… (1845)

La voûte céleste, parsemée d'étoiles avec une magnifique profusion, frappe l'imagination d'une grandeur en quelque sorte plus imposante que lorsqu'elle est resplendissante des feux du soleil; l'effet que produit sur nous le son longuement prolongé d'une grosse cloche, ou la sonnerie d'une horloge, augmente du double, si c'est au milieu du calme de la nuit qu'il se fait entendre. Pour nous donner une idée plus sublime de la Divinité, on l'a souvent enveloppée de ténèbres : « Il dresse son pavillon dans l'obscurité, il habite l'épaisseur du nuage. »
Source : Gallica

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