Résumé

Émile Couturier La grammaire popularisée : grammaire du travailleur… (1865)

Le style tempéré sert comme de nuance entre les deux autres. Tous les ornements lui conviennent ; aussi est-il plus riche, plus orné que le simple; mais il est moins fort, moins éclatant que le style sublime. Son caractère étant la douceur, il ne cherche pas à être énergique : le but qu'il se propose, c'est de plaire, et bien que son degré de chaleur et de force soit inférieur à la haute éloquence, il atteint son but par la clarté, les développements, l'abondance, la grâce des pensées et des paroles, jointes aux charmes de l'harmonie.
Source : Gallica

Émile Couturier La grammaire popularisée : grammaire du travailleur… (1865)

ÉNERGIE et VÉHÉMENCE. - L'énergie résulte de la vigueur des idées, de leur contraste, de la concision des phrases. Elle presse en peu de mots le sentiment ou la pensée, pour l'exprimer avec plus de force, et lui donner plus de ressort. — La véhémence dépend moins de la force que du tour ou du mouvement impétueux de l'expression : c'est l'impulsion que le style reçoit des sentiments qui naissent en foule, et qui se pressent dans l'âme, impatiens de se répandre et de passer dans l'âme d'autrui.
Source : Gallica

Émile Couturier La grammaire popularisée : grammaire du travailleur… (1865)

D'ailleurs rien n'est plus opposé à la véritable éloquence que l'emploi de ces pensées fines et la recherche de ces idées légères, déliées, sans consistance, et qui, comme la feuille du métal battu, ne prennent de l'éclat qu'en perdant de la solidité. Aussi plus'on mettra de cet esprit mince et brillant dans un écrit, moins il aura de nerf, de lumière, de chaleur et de style, à moins que cet esprit ne soit lui-même le fond du sujet, et que l'écrivain n'ait pas eu d'autre objet que la plaisanterie : alors l'art de dire de petites choses devient peut-être plus difficile que d'en dire de grandes.
Source : Gallica

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