Théodore Jouffroy, Cours d'esthétique : suivi de la thèse du même auteur sur le sentiment du beau et de deux fragments… (1843)
“ De là vient que le sentiment du sublime est religieux, qu'il élève, détache de la terre et des petites passions, qu'il excite à la mélancolie qui a le même principe. Tel est le sublime, tel est l'agréable; mais qu'est-ce que le beau? Ce qui me plaît immédiatement, ce qui réjouit ma sensibilité, c'est le déploiement de la vie ou de la force; mais ce n'est point là le beau. Le beau est une chose de raison et non pas de sensibilité. La vie m'agrée; mais cette vie peut se manifester avec harmonie et unité, ou en désordre et sans harmonie. ”
