Résumé

Portrait de Novalis Novalis Les Disciples à Saïs et les Fragments

L’homme peut ainsi devenir enthousiaste de la maladie et de la douleur, et considérer la mort, avant tout, comme une union plus étroite d’êtres aimants. Le meilleur ne commence-t-il point partout par la maladie ? La demi-maladie est un mal, la maladie totale une volupté ; et d’essence supérieure... La douleur pourrait-elle être détruite dans le monde, comme le mal ? Est-ce que la poésie détruirait la douleur comme la morale détruit le mal ? Le cœur qui est bon, ne va pas à la vertu par le mal, mais par la philosophie.
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Portrait de Novalis Novalis Les Disciples à Saïs et les Fragments

L’un est une action de l’esprit, l’autre une passivité de la nature. L’un va de l’apparence à l’être, l’autre de l’être à l’apparence, l’un de la représentation à la contemplation, l’autre de la contemplation à la représentation. Autrefois le poète pouvait être tout à tous, le cercle était encore étroit, les connaissances, l’expérience, les mœurs, le caractère étaient encore semblables chez tous les hommes. Un tel homme, sans besoins, élevait au-dessus d’eux-mêmes, en ce monde, les besoins plus simples mais plus forts des autres hommes, vers la vision plus haute de la liberté.
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Bien plus, la haine de la religion s’étendit très naturellement et logiquement à tous les objets de l’enthousiasme, détruisit la fantaisie et le sentiment, la morale et l’amour de l’art, le passé et l’avenir, et plaça l’homme au rang des êtres naturels que domine la nécessité. Elle fit de l’infinie musique créatrice de l’univers, le tictac monotone d’un moulin monstrueux, qui, mis en mouvement par les flots du hasard, et flottant sur lui, n’était plus qu’un moulin en soi, un moulin sans constructeur et sans meunier, un véritable Perpetuum mobile, un moulin qui se moulait lui-même.
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