Frédéric Ancillon,
Essais de philosophie, de politique et de littérature…
(1832)
“ Le beau auquel nous ne devons prendre d'autre intérêt que celui du beau , ne mérite ce nom qu'autant qu'il satisfait à la fois l'imagination et le sentiment, c'est-à-dire qu'il offre de la variété à l'une, et de l'unité à l'autre. Le beau en poésie sera donc toujours circonscrit et limité , comme le beau en peinture et en sculpture. Les proportions, l'harmonie, les rapports des parties avec le tout forment ses caractères essentiels ; mais le beau en poésie, tout en nous offrant des formes finies, doit réveiller , comme le beau en peinture et en sculpture, le sentiment de l'infini. ”
