Résumé

Portrait de Frédéric Ancillon Frédéric Ancillon Essais de philosophie, de politique et de littérature… (1832)

Le beau auquel nous ne devons prendre d'autre intérêt que celui du beau , ne mérite ce nom qu'autant qu'il satisfait à la fois l'imagination et le sentiment, c'est-à-dire qu'il offre de la variété à l'une, et de l'unité à l'autre. Le beau en poésie sera donc toujours circonscrit et limité , comme le beau en peinture et en sculpture. Les proportions, l'harmonie, les rapports des parties avec le tout forment ses caractères essentiels ; mais le beau en poésie, tout en nous offrant des formes finies, doit réveiller , comme le beau en peinture et en sculpture, le sentiment de l'infini.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Ancillon Frédéric Ancillon Essais de philosophie, de politique et de littérature… (1832)

C'est surtout quand on analyse la notion de littérature nationale, qu'on sent et qu'on reconnaît que les sciences sont hors de la littérature, et qu'elles n'ont rien de commun avec elle. On n'a jamais parlé des sciences nationales. Les progrès qu'une nation fait dans les sciences, n'appartiennent pas plus à cette nation qu'à toutes les autres. Ces progrès appartiennent au genre humain et à la raison humaine ; une nation ne peut donner que difficilement son empreinte aux sciences qu'elle cultive, et quand elle le pourrait, elle ne le devrait pas, de crainte de nuire à la science.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Ancillon Frédéric Ancillon Essais de philosophie, de politique et de littérature… (1832)

Cependant, en général, il n'y a rien de plus beau que la vie, la vie dans toute sa force, dans toute sa plénitude, dans toute sa richesse; il n'y a rien de plus intéressant que la vie. Aussi dans tous les arts, c'est la vie d'un ouvrage qui en fait le plus grand mérite. Les arts ont atteint la perfection, quand les impressions qu'ils font sur nos sens par l'action des objets qu'ils retracent et qu'ils imitent, ou sur notre imagination par des images qui lui font reproduire les objets, sont aussi vivantes que le seraient des impressions occasionées par la présence des objets eux-mêmes.
Source : Gallica

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