Unité morale

Définition et enjeux

Portrait de Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon Proudhon - De la Capacité politique des classes ouvrières

De même encore pour l’unité de morale, que toute raison proclame en dépit des distinctions de cultes, de coutumes, d’institutions, et dans laquelle toute conscience trouve aujourd’hui le gage de son affranchissement.
Tel doit donc être entre les humains, créatures raisonnables et libres, ou destinées à le devenir, le lien social, principe et fondement de tout ordre politique, en un mot, l’unité. Elle se constitue invisible, impalpable, perméable en tout sens à la liberté, comme l’air traversé par l’oiseau, et qui le fait vivre et le soutient.
Source : Wikisource

Étienne-Prosper Dubois-Guchan De l'Esprit de mon temps, ou Considérations sur les tendances et les préoccupations contemporaines au point de vue moral… (1870)

L'unité de morale est le fondement de la société : là où chacun a sa morale, il n'y a pas unité de morale, mais cent morales; dès lors, point de conscience publique, point d'opinion publique. Ce n'est pas tout: supprimez tout régulateur des moeurs publiques, et la morale privée disparaît ; car la morale privée n'est que la conformité de la morale individuelle, à celle de tous. Substituez la morale indépendante, à la morale obligatoire, et vous substituez au fond, l'instinct et le caprice personnel, à la raison; l'appétit, au devoir; le mal, au bien.
Source : Gallica

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