Résumé

Alphonse Renaud Histoire nouvelle des arts et des sciences (1877)

D'autres enfin, sans blasphémer l'œuvre de Dieu, se bornent à limiter le progrès, en l'admettant dans les arts mécaniques et les sciences spéculatives, et en le contestant sur certains points, pour la médecine, la sculpture, la poésie, la philosophie, la morale et l'éloquence. L'Histoire nouvelle semble prouver que, pour se convaincre de leur erreur, il suffit de considérer toute la suite des siècles, au lieu de comparer isolément les siècles entre eux (B 1 et 19) . Tout fait
présumer que le progrès est au fond de la nature, et qu'il sera finalement constaté partout.
Source : Gallica

Alphonse Renaud Histoire nouvelle des arts et des sciences (1877)

Les uns se demandent, avec Herder, pourquoi le créateur infiniment juste n'aurait pas traité toutes les générations de la même manière, et pourquoi les dernières s'élèveraient sur les débris épars du bonheur de toutes les autres ? Objection qui se perd dans la grande question de savoir pourquoi Dieu n'a pas fait vivre tous les hommes en même temps, et dans des conditions identiques, — et qui comporte en outre cette réponse que, si les premières générations sont moins heureuses sur la terre, elles peuvent arriver plus tôt à la félicité, dans l'autre monde.
Source : Gallica

Alphonse Renaud Histoire nouvelle des arts et des sciences (1877)

La terre était, pour les uns, une surface plane (Homère) , carrée (Chinois) ou circulaire (Héraclite) ; pour les
autres, un cylindre (Anaximandre) , ou une nacelle creuse (Chaldéens) . Elle nageait sur l'eau comme une planche (Thalès) , ou flottait dans l'espace comme un ruban. Elle reposait sur un grand serpent, d'après les Indiens; sur une tortue, d'après les Brahmines; sur une fleur de lotos, d'après les Bouddhistes; sur les épaules d'Atlas, d'après les Grecs.
Source : Gallica

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