Johann Gottfried Herder

Définition et enjeux

Portrait de Johann Wolfgang von Goethe Johann Wolfgang von Goethe Oeuvres de Goethe. Tome 8 (1862-1870)

Il avait fait antérieurement la connaissance de Herder à Riga, et, quoiqu'il ne fùt plus un jeune homme, il cherchait à se perfectionner dans la chirurgie sous la direction de Lobstein. Herder pouvait ètre délicieusement aimable et spirituel, mais, tout aussi aisément, se montrer sous un jour désagréable. Cet attrait et cette répulsion se retrouvent, il est vrai, naturellement dans tous les hommes, plus chez les uns, moins chez les autres, avec des alternatives plus lentes ou plus rapides ; bien peu sont capables de surmonter sur ce point leur caractère
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Friedrich Nietzsche1880 Le Voyageur et son Ombre Opinions et Sentences mêlées…

Il ne pouvait s’asseoir à la table des créateurs véritables : et son ambition ne lui permettait pas de se placer humblement parmi ceux qui jouissent simplement. C’est pourquoi il fut un hôte inquiet qui goûtait d’avance tous les mets intellectuels que pendant un demi-siècle les Allemands ramassèrent dans tous les mondes et dans tous les temps. Jamais totalement rassasié et heureux, Herder était, de plus, trop souvent malade : alors la jalousie s’asseyait parfois à son chevet et l’hypocrisie, elle aussi, lui rendait visite. Il gardait une allure de contrainte et semblait rongé par une blessure.
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Auteur : M. Levy-Brühl Revue des Deux Mondes

Il la trouve à la fois trop violente et trop résignée. L’ironie de Herder lui paraît amère et désagréable. Le tableau qu’il trace de la misère allemande serre le cœur, et la consolation qu’il laisse entrevoir n’est guère qu’une continuation des souffrances. Herder, il est vrai, avec toute son imagination, n’est pas un poète ; il n’a pas le don merveilleux, la magie souveraine qui adoucit les vérités cruelles et apaise les contrastes douloureux.
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