Victor Cherbuliez,
Gotthold Ephraïm Lessing
“ Goetze ne manque ni de clairvoyance, ni d’esprit, ni de verve ; mais il ne sait ni se tenir ni se contenir : il est long, verbeux. Il divague, il abonde en redites ; ses redondantes philippiques rappellent certains mandemens, certaines lettres pastorales, il a la prolixité fatigante d’un prédicateur ; puis il est trop bouillant, l’imperturbable sang-froid de Lessing l’exaspère, il s’avance trop et se fait prendre ; irrité de trouver toujours devant lui le fer d’un ennemi qui a l’œil perçant, la main sûre et le jeu serré, il s’emporte, il bondit et s’embroche. ”
