Gotthold Ephraim Lessing

Gotthold Ephraim Lessing

Résumé

Portrait de Gotthold Ephraim Lessing Gotthold Ephraim Lessing Extrait de la Dramaturgie de Hambourg… (1881)

Chez les Français Crébillon porte le surnom du Terrible. Je crains beaucoup, plutôt de cette terreur qui ne devait pas être dans la tragédie, que de la vraie, que le philosophe compte comme l'essentiel de la tragédie (regarde) .
XLV. — Vom Mitleiden und von der Furcht nach Aristoteles.
Et ceci — on n'aurait pas du tout dû l'appeler terreur. Le mot qu'Aristote emploie, s'appelle crainte ; de la pitié et de la crainte, dit-il, doit exciter la tragédie, non pas de la pitié et de la terreur. Il est vrai, la terreur (1) est une espèce de crainte ; c'est une crainte subite, surprenante.
Source : Gallica

Portrait de Gotthold Ephraim Lessing Gotthold Ephraim Lessing Extrait de la Dramaturgie de Hambourg… (1881)

Le mot pitié la renfermait déjà en elle, et il aurait été assez, s'il avait seulement dit : la tragédie doit effectuer par l'excitation de la pitié la purification de nos passions. Car l'adjonction de la crainte ne dit rien de plus et rend ce qu'il doit dire, en plus chancelant et incertain.
Je réponds : si Aristote avait seulement voulu nous apprendre, quelles passions la tragédie peut et doit exciter, alors il aurait pu en effet s'épargner l'adjonction de la crainte, et sans doute il le se serait épargné réellement ; car jamais philosophe fut un plus grand-épargneur de mots que lui.
Source : Gallica

Portrait de Gotthold Ephraim Lessing Gotthold Ephraim Lessing Extrait de la Dramaturgie de Hambourg… (1881)

Aristote l'a réellement admis. Il regarde la pitié non pas d'après ses mouvements primitifs, il la regarde seulement comme passion. Sans méconnaître celle-là, il refuse seulement à l'étincelle le nom de la flamme. Des émotions compatissantes, sans crainte pour nous-mêmes il [les] appelle philanthropie, et seulement aux plus fortes (mouvements) émotions de cette espèce, qui sont unies à de la crainte pour nous-même, il donne le nom de pitié. Donc, à dire vrai, il soutient que le mal d'un scélérat n'excite ni notre pitié, ni notre crainte : mais il ne lui conteste pas pour cela toute émotion.
Source : Gallica

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