Bataille de Jena

Définition et enjeux

Henri Faure Dieu et patrie, épisodes militaires… (1897)

Jeanne, si ardente à la mêlée, si intrépide dans l'action, ignore ces colères du soldat. Elle aimait bien son épée, dit-elle, mais quarante fois plus son étendard. Elle reste bonne et compatissante dans l'ardeur sereine de son patriotisme. Après la bataille, ce n'est pas seulement le sang de France, mais le sang de l'ennemi qui lui arrache un cri d'attendrissement et de pitié ; elle s'indigne de voir un des siens frapper un blessé ; elle descend de cheval pour soutenir sa tête défaillante.
Source : Gallica

Portrait de Anatole France Anatole France Vie de Jeanne d'Arc

«Va vers le roi Jean de France, et l'avertis de ne combattre contre nuls de ses ennemis. Obéissant à cette voix, je suis venu en porter nouvelles au roi Jean.» Ayant reçu le secret du vavasseur, le confesseur et l'aumônier le portèrent au roi qui s'en moqua. Il s'avança avec ses compagnons jusqu'à Poitiers, où il rencontra le prince Noir. Il perdit toute son armée dans la bataille et, atteint au visage de deux blessures, fut pris par les Anglais [608] .
Les clercs qui avaient interrogé Jeanne différaient d'opinions sur elle.
Source : Gutenberg

Henri Faure Dieu et patrie, épisodes militaires… (1897)

Ce fut une lutte de géants ; l'attaque est furieuse, la résistance désespérée ; vingt assauts sont repoussés ; Jeanne, au moment où elle dresse une échelle contre le rempart, est blessée par une flèche qui lui traverse l'épaule ; on l'emporte ; l'Anglais crie victoire ; Dunois fait sonner la retraite ; Jeanne frémit à ce signal ; elle arrache le trait de sa blessure, fait sa prière, et reparaît, intrépide et fière, au milieu des combattants qu'elle entraîne ; dans un suprême et splendide effort, la grande citadelle est emportée.
Bataille de Patay.
Source : Gallica

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