Pierre-François Cordier

Élements biographiques

Pierre-François Cordier Notice sur Jeanne d'Arc. Cantate populaire… (1892)

Après le sacre, elle vient s'agenouiller devant Charles VII et lui dit : « Gentil roi, est exécuté le plaisir de Dieu qui voulait que je levasse le siège d'Orléans et vinssiez à Reims recevoir votre digne sacre, montrant ainsi que vous êtes le roi et celui auquel le royaume de France doit appartenir. »
A ces paroles, les acclamations éclatent, les yeux se remplissent de larmes.
La mission de Jeanne est finie, elle demande à retourner près de sa mère ; on s'oppose à sa retraite. Elle restera
donc à l'armée mais on ne la reverra plus aussi confiante, aussi épanouie.
Source : Gallica

Pierre-François Cordier Notice sur Jeanne d'Arc. Cantate populaire… (1892)

Vois aujourd'hui se dresser ton cal vaire Affreux bûcher qui couronne tes maux.
Donne un penser à Domrémy qui t'aime, A ton foyer, à tes bois, à tes champs, Au temple cher, temple de ton baptême; Ton cœur s'emplit de souvenirs touchants.
Jusques au sein d'une flamme inhumaine Tu sais trouver des mots fiers ou pieux; Mais le trépas vient de briser ta chaîne : Prends ton essor, va triompher aux cieux.
La France encor t'apparaît désolée; Un nouveau deuil, hélas ! ride ses traits
Source : Gallica

Pierre-François Cordier Notice sur Jeanne d'Arc. Cantate populaire… (1892)

Adossée au talus, elle combat toujours. Renversée de cheval, elle se relève pour lutter encore jusqu'à ce que, désarmée par la masse croissante de ses adversaires, elle presse son étendard contre son cœur, adore la volonté divine et rend son épée au lieutenant de Jean de Luxembourg, qui l'emmène prisonnière pour la vendre, quelques jours après, aux Anglais, oubliant toutes les lois de l'honneur qui protègent les prisonniers de guerre.
Source : Gallica

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