Résumé

Émile Méresse La bienheureuse Jeanne d'Arc (Nouvelle édition… (1909)

En effet, en l'an de grâce 1428, les troubles civils et les discordes intestines aggravant les désastres d'une guerre longue et acharnée avec les Anglais avaient amené la France aux dernières extrémités de la détresse : il ne restait aux vaincus ni refuge ni espoir de salut. Alors Dieu, qui toujours entoura d'un amour particulier cette nation noble entre toutes, suscita une femme « pour délivrer son peuple et s'acquérir une gloire éternelle».
Tout entière, la vie de la magnanime et très pieuse Jeanne d'Arc, Pucelle d'Orléans, fut un prodige.
Source : Gallica

Émile Méresse La bienheureuse Jeanne d'Arc (Nouvelle édition… (1909)

Malgré sa douceur habituelle, elle en ressentit une profonde irritation : elle ne pouvait supporter la pensée d'être livrée aux Anglais. De plus, elle craignait de jour en jour d'apprendre la perte de Compiègne.
Les Bourguignons lui disaient que cette place était réduite à la dernière extrémité ; que, pour faire un exemple, on mettrait tout à feu et à sang ; qu'on massacrerait même les enfants à partir de sept ans. Jeanne fut émue de compassion. « Comment Dieu laissera-t-il mourir ces bonnes gens de Compiègne, qui ont été et sont encore si loyaux à leur seigneur ? » s'écria-t-elle.
Source : Gallica

Émile Méresse La bienheureuse Jeanne d'Arc (Nouvelle édition… (1909)

« Jeanne est une hallucinée, une névropathe, une illuminée ; son exaltation nerveuse a seule produit ses extases et ses visions, » nous affirment tous ceux qui croient que la Providence ne saurait être matière à histoire. Ils ne prouvent qu'une chose, c'est que l'esprit humain a bien des ressources pour échapper à l'étreinte de la vérité. Quoi qu'ils fassent et malgré qu'ils en aient, les faits surhumains de la vie de Jeanne se dressent toujours devant la libre pensée comme un obstacle qu'on ne surmonte pas et comme un défi auquel on ne répond pas.
Source : Gallica

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