Abjuration

Définition et enjeux

Portrait de Joseph-Alexis Walsh Joseph-Alexis Walsh,  Recueil de discours prononcés dans les deux Chambres et de ceux qui devaient l'être… (1831)

“ Mais, Messieurs, pourquoi nous abuser plus long-temps? ce qu'on veut de nous, c'est un témoignage d'abjuration. Eh bien ! il est odieux. Il y a des gens qui, par honneur, se font martyrs d'une religion qu'ils n'ont pas. Et après tout à quoi bon? et puisqu'on nous force à cette défense, servons-nous-en. Que l'on regarde comme plus ou moins désaffectionnés pour le nouveau Roi, ceux qui lui ont refusé le serment, rien de plus juste; mais, si on imposait de force une espèce de témoignage d'abjuration, quelle garantie espérera-t-on y trouver? ”
Source : Gallica

Jésuites et imprimeurs de Trévoux,  Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

“ Chez les Romains le mot d’abjuration signifioit dénégation avec faux serment d’une dette, d’un gage, d’un dépôt, ou autre chose semblable, auparavant confiée. En ce sens l’abjuration est la même chose que le parjure. Elle differe de l’éjuration qui suppose le serment juste.
Abjuration, se dit aussi dans l’Histoire & les Loix d’Angleterre, du serment qu’un homme qui a commis un crime de félonie, & qui s’est réfugié dans un asyle, fait de sortir du Royaume pour toujours.
”
Source : Wikisource

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