Résumé

Benjamin Nicolas Étude sur les Lettres de Servat-Loup… (1861)

Quand vous étiez tout enfant, lui écrivait l'abbé de Ferrières, vous aviez le langage d'un enfant, les idées d'un enfant: mais, aujourd'hui, que vous êtes arrivé à l'âge viril, dépouillez-vous, pour me servir des expressions de l'Apôtre, par la bouche duquel parlait l'Esprit-Saint, dépouillez-vous de ce qui est de l'enfant. Evitez ce qui est vain et déraisonnable pour vous attacher aux choses solides qui importent à votre salut ici-bas et dans l'autre vie... Ne changez jamais, sinon pour faire mieux, ce qui vous a une fois réussi, afin que tous admirent votre tenue et votre fermeté.
Source : Gallica

Benjamin Nicolas Étude sur les Lettres de Servat-Loup… (1861)

La science ajoute à l'éclat de votre noblesse, et la sainteté de la religion relève l'éminence de vos fonctions. Ce que je vous écris ne m'est point inspiré par un sentiment d'orgueil, mais par le zèle de l'amitié ; puisque vous réunissez la noblesse et la science, j'ai voulu montrer combien l'union de ces qualités est admirable à ceux dont le mauvais vouloir s'efforce d'obscurcir les lumières de l'Église (1) . Ces derniers mots s'appliquent aux seigneurs, que l'abbé de Ferrières signale dans plusieurs de ses lettres, comme les ennemis du clergé.
Source : Gallica

Benjamin Nicolas Étude sur les Lettres de Servat-Loup… (1861)

N'hésitez pas, écrivait Servat-Loup à l'un de ses parents qui avait pris l'habit monastique dans l'abbaye de Ferrières, n'hésitez pas, vous et ceux que vous jugez fidèles, à détruire les calomnies de l'homme qui a l'étrange impudence de profiter de mes bienfaits, puisqu'il réside dans le monastère, et de déchirer sans relâche son bienfaiteur : couvert d'ignominie et rempli d'envie, il cherche à me chasser; et comme la victoire qu'il désire lui échappe, il se plaît dans sa folie à semer la calomnie (1) .
Source : Gallica

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