Charles Forbes de Montalembert

Résumé

Charles Forbes de Montalembert Les moines en Gaule sous les premiers mérovingiens… (1869)

Grégoire de Tours vint célébrer les obsèques de la sainte reine et nous a raconté comment, jusque dans le cercueil, sa beauté l'éblouissait encore. Autour de ce cercueil, les deux cents religieuses de noble race qu'elle avait retirées du monde pour les donner à Dieu, psalmodiaient une sorte d'élégie où elles célébraient les vertus de leur abbesse et l'amour qu'elle leur inspirait, mais qu'interrompait sans cesse l'explosion de leur douleur. « Nous voici orphelines ! »
Source : Gallica

Charles Forbes de Montalembert Les moines en Gaule sous les premiers mérovingiens… (1869)

Chrodielde, au contraire, déclara qu'elle n'y remettrait jamais les pieds tant que l'abbesse y serait, et on finit par lui permettre d'habiter près de Poitiers un domaine que le roi lui donna.
Ce contraste confus de tant de forfaits avec tant de vertus; ces religieux chez qui la charité envers le prochain n'était égalée que par leur dureté envers eux-mêmes, et ces bandits commandés par des religieuses débauchées; ces filles de rois francs et germains, les unes transfigurées par la foi et la poésie, les autres subissant ou infligeant les plus infâmes outrages
Source : Gallica

Charles Forbes de Montalembert Les moines en Gaule sous les premiers mérovingiens… (1869)

Le noble Arédius, dont la mort nous a valu ce retour dans le domaine de la légende, ne sortait pas seulement du cloître pour prier sur le tombeau de saint Martin ou pour aller implorer, en faveur des peuples pressurés, les rois mérovingiens. Il allait encore tous les ans visiter, dans un monastère de Poitiers, la plus illustre des religieuses de ce siècle, la reine Radegonde.
Source : Gallica

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