Désiré Leroux

Résumé

Désiré Leroux Le poète S. V. Fortunat (1885)

En partant d'Italie pour son lointain et aventureux pèlerinage, Fortunat, en vrai poète, s'est bien gardé de s'embarrasser du lourd bagage d'une fortune qu'il laisse généreusement aux siens ; n'a-t-il pas pour lui la Muse? son stylet n'est-il pas assez aiguisé pour le faire vivre ? De fait, c'est ainsi qu'il a traversé l'Allemagne et la France, les palais et les basiliques ; c'est ainsi qu'il a vécu, non pas, certes, en mendiant un morceau de pain pour un morceau de vers, mais en prince de la poésie, que tous les grands noms se disputent, à qui toutes les célébrités font appel.
Source : Gallica

Désiré Leroux Le poète S. V. Fortunat (1885)

Entre saints ce culte monte vers Dieu, pour revenir, tout rayonnant des lumières d'en haut, s'épancher ici-bas sur tout ce qui est pur, noble, bon, généreux, et faire de chaque objet que l'on aime, de chaque cause que l'on sert , un nouveau trait d'union.
Si le monastère de Sainte-Croix eut non seulement toute l'affection, mais la vie entière de Fortunat, il était loin d'être inconnu ou indifférent à Grégoire de Tours, venu à Poitiers rendre ses devoirs à celle que tout le monde appelle la sainte reine, celle qui se qualifie elle-même Radegonde pécheresse.
Source : Gallica

Désiré Leroux Le poète S. V. Fortunat (1885)

L'an 574, pendant la campagne malheureuse de Théodebert, notre poète, aux chaleurs de juillet, a quitté la ville, pour aller chercher les ombrages plus frais des bords de la Vienne, dans cette villa dont Grégoire de Tours lui a fait présent et qu'il cultive avec tout le soin d'un vrai propriétaire terrier. Les tumultes de la guerre, qui ont un si grand écho à Poitiers, ne parviennent pas jusque-là : il n'en est que plus à l'aise pour songer, en franchissant le seuil de sa métairie, au bienfaiteur si aimé à qui il est redevable et de ce bien, et du repos qu'il vient y goûter.
Source : Gallica

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