Désiré Leroux, Le poète S. V. Fortunat (1885)
“ En partant d'Italie pour son lointain et aventureux pèlerinage, Fortunat, en vrai poète, s'est bien gardé de s'embarrasser du lourd bagage d'une fortune qu'il laisse généreusement aux siens ; n'a-t-il pas pour lui la Muse? son stylet n'est-il pas assez aiguisé pour le faire vivre ? De fait, c'est ainsi qu'il a traversé l'Allemagne et la France, les palais et les basiliques ; c'est ainsi qu'il a vécu, non pas, certes, en mendiant un morceau de pain pour un morceau de vers, mais en prince de la poésie, que tous les grands noms se disputent, à qui toutes les célébrités font appel. ”
