Henriette de Witt,
Les femmes dans l'histoire (2e édition…
(1889)
“ Toutes les poésies de Fortunat furent dès lors consacrées à Radegonde et à sa maison, parfois empreintes d'une puérilité excessive, mais atteignant aussi à des accents plus élevés et plus poignants lorsque la reine exilée, séparée de son pays et de sa race, empruntait pour ainsi dire son talent et sa voix pour exhaler les constantes douleurs de son âme. Le temps n'avait pas .effacé dans l'esprit et le cœur de Radegonde les souffrances et les angoisses de sa première jeunesse, et il lui arrivait souvent de dire : « Je suis une pauvre femme enlevée. » ”
