Thuringe

Définition et enjeux

Portrait de Henri Blaze de Bury Henri Blaze de Bury,  La Thuringe, voyage à travers l'Allemagne du passé et du présent

“ Pauvre éloge à faire d’un pays par le temps qui court que de dire qu’il est une idylle géographique ! Mieux vaudrait pouvoir le nommer un état ; mais la Thuringe est moins un état qu’un composé très pittoresque de principautés particulières réunies, groupées ensemble à souhait pour le plaisir des yeux et la curiosité du dilettantisme historique. Par cette absence d’homogénéité, la Thuringe rappelle quelque peu la mère commune, laquelle n’est à son tour qu’une grande Thuringe, tout comme la Thuringe, à bien examiner les choses, pourrait passer pour une Allemagne en miniature. ”
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Portrait de Henri Blaze de Bury Henri Blaze de Bury,  La Thuringe, voyage à travers l'Allemagne du passé et du présent

“ Nous qui n’avons jamais cessé d’aimer l’Allemagne, de la vouloir grande et libérale, nous avions au cœur d’autres sympathies, d’autres espérances. Et pourtant cette Thuringe si bariolée, ce pays si découpé en jolis petits compartimens de fantaisie, fut jadis un grand royaume qui touchait à la Bohême et à la Saxe, et du Danube s’étendait presque jusqu’au Rhin. C’est vrai qu’il y a de cela bien des siècles. Depuis ces beaux jours d’un passé en quelque sorte légendaire, la Thuringe n’a guère mené qu’une existence pittoresque. Les princes qui l’habitent, — dois-je dire qui la gouvernent ? ”
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Portrait de Donatien Alphonse François de Sade Donatien Alphonse François de Sade,  Cahiers personnels ; Notes pour les Journées de Florbelle… (1953 & 1964)

“ La victoire est longtemps indécise ; leurs écus étincellent du choc des lances dont ils se frappent mutuellement ; mais celle de Thuringe, fortement appuyée au défaut de l’armure de Frédéric, lui fait vider les arçons et le renverse au milieu de l’arène bientôt inondée de son sang.
Thuringe aussitôt à terre que celui qu’il vient de terrasser, cherche en vain à le secourir. Ses larmes se mêlent au sang de son ennemi ; il pleure sur des lauriers qu’il eût voulu ne moissonner jamais, et court néanmoins les porter aux genoux de celle qu’il adore.
”
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