Donatien Alphonse François de Sade

Donatien Alphonse François de Sade

Résumé

Portrait de Donatien Alphonse François de Sade Donatien Alphonse François de Sade Cahiers personnels ; Notes pour les Journées de Florbelle… (1953 & 1964)

Et n’était-il pas maître de vous à Torgau ?
— Le conseil de cette évasion est son ouvrage, dit la princesse. Il n’a pas voulu que mon sang coulât si près de son trône ; il m’en écarte pour me mieux ressaisir, et il fait régner mon amant pour me mieux séparer de lui.
— Mais si ses soupçons portaient sur Thuringe, eût-il donc immolé Kaunitz ?
— Un crime ne coûte rien quand il s’agit de se venger. Quoi qu’il en soit, mon amant règne ; au moins il est en sûreté.
— Eh bien, madame, dit Bathilde, si nous allions à Dresde ?
— Ce parti serait dangereux et pourrait nuire au marquis de Thuringe
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Portrait de Donatien Alphonse François de Sade Donatien Alphonse François de Sade Cahiers personnels ; Notes pour les Journées de Florbelle… (1953 & 1964)

En ce moment Mersbourg, qui accompagnait le prince, serra la main d’Adélaïde et lui dit en italien :
— Méfiez-vous de celui qui vous parle.
Adélaïde ne doute plus que ce ne soit son mari qui vient de lui parler ; et continuant de s’exprimer en italien, elle dit au prince, en contrefaisant sa voix, qu’elle ne peut soutenir une conversation dans une langue qu’elle ne comprend pas. Mersbourg rend ces paroles à Frédéric, qui, transporté d’amour et de jalousie, s’écrie en allemand :
— C’est elle, mon ami, c’est elle ! je ne la quitterai pas qu’elle ne soit démasquée !
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Portrait de Donatien Alphonse François de Sade Donatien Alphonse François de Sade Cahiers personnels ; Notes pour les Journées de Florbelle… (1953 & 1964)

Qui sait ce qu’il nous réserve !
— Fatale destinée sans doute que celle qui ne place pour nous le bonheur qu’à côté du crime.
— Je n’en vois qu’à se désunir, Adélaïde ; ne commets celui-là de ta vie.
— Voilà, dit la princesse en posant sa main sur le cœur du marquis, voilà l’autel où je fais le serment de te chérir toute ma vie.
— Ah ! laissez-moi, s’écria le marquis, le sceller du mien sur cette main que j’ambitionne ! Qu’il périsse à l’instant celui des deux qui enfreindra un serment aussi sacré...
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