Ida Saint-Elme,
Mémoires d'une contemporaine. Tome 5
“ Ses lèvres venaient de prononcer Duroc... À ce nom une porte s'ouvre; Bathilde, s'échappant des bras de son protecteur, se précipite aux pieds de sa mère avec ce cri du cœur: «Ma mère, ma bonne mère, bénissez aussi ce noble Français; c'est lui qui me rend à votre amour, au repentir, à la vertu.» Le maréchal reste immobile de douleur devant cette belle figure que la mort va glacer. La baronne, une main étendue sur la tête de Bathilde, et l'autre appuyée sur son cœur, comme pour y retenir un dernier souffle, se laisse aller à l'émotion, à l'anéantissement de sa joie maternelle. ”
