Donatien Alphonse François de Sade,
Aline et Valcour
“ En ouvrant les yeux le lendemain Clémentine fondit en larmes... L’ivresse est comme l’opium, elle calme la douleur et ne la rend que plus vive au réveil... Ô mon amie, me dit-elle, que ne suis-je morte en dormant !... il ne faudrait jamais s’éveiller quand on a l’infortune pour perspective... Ce n’eût-il pas été un bonheur pour moi que de passer dans les bras de la mort, du sein de l’ivresse où j’étais hier ?... Non, répondis-je, non, nous nous sommes tirées d’un pas plus dangereux que celui-ci... espérons tout de la bonté du ciel. ”

