Donatien Alphonse François de Sade,
Les crimes de l’amour, Nouvelles héroïques et tragiques
“ J’ai voulu me venger, j’ai voulu me défaire d’une rivale odieuse, je ne prétends pas plus survivre à mon crime qu’à mon désespoir. Mais que ce soit ta main qui m’enlève la vie, c’est par tes coups que je veux la perdre... Eh bien ! qui t’arrête ?... Lâche ! ne t’ai-je pas assez outragé ?... Qui peut donc retenir ta colère ? Allume le flambeau de la vengeance dans ce sang précieux que je t’ai fait verser, et ne ménage plus celle que tu dois haïr sans qu’elle puisse cesser de t’adorer. Monstre ! s’écria Monrevel, tu n’es pas digne de mourir... ”
