Donatien Alphonse François de Sade,
Aline et Valcour
“ Oui, Aline... oui, vous êtes fille d’un dieu, ou plutôt vous êtes un dieu vous-même, et c’est par vos regards que la nature entière reçoit l’existence ; vous purifiez tout ce qui vous touche, vous vivifiez tout ce qui vous entoure ; la vertu n’est douce qu’auprès de vous, on ne la connoît qu’où vous êtes ; soutenue par l’empire de la beauté, c’est sous vos traits qu’elle captive, c’est par vous qu’elle séduit : et je ne me sens jamais si honnête que lorsque je vous approche ou que je vous quitte. Qui ranimera maintenant dans mon cœur ces sentimens qui naissaient près de vous... ”
