La luxure, définie comme un péché capital lié à l'excès ou à la perte de maîtrise sur la sexualité, a traversé les âges comme une notion morale et religieuse centrale. Dans les traditions judéo-chrétiennes, elle incarne une déviation par rapport aux normes spirituelles et sociales, associée à des comportements jugés immoraux. Chez les chrétiens, elle figure parmi les sept péchés capitaux, symbolisant une trahison de la chasteté et une soumission des sens à l'appétit.
Les auteurs comme Honoré de Balzac ou William Shakespeare ont exploré ce thème à travers des représentations contrastées : la luxure comme dégradation de l'âme chez Balzac, ou comme force destructrice opposée à l'amour pur chez Shakespeare. Ces approches révèlent une tension entre les valeurs spirituelles et les pulsions humaines, illustrant ainsi la complexité du concept à travers les siècles.