“ Mais comme nous voyons souvent, à l'approche de quelque orage, un silence dans les cieux, les nuées arrêtées, les hardis aquilons sans parole, et, au-dessous, le globe aussi muet que la mort, et tout à coup l'effroyable tonnerre déchirant toute la contrée; ainsi, après cette pause de Pyrrhus, un réveil de vengeance le ramène à l'oeuvre, et jamais les marteaux des Cyclopes ne tombèrent sur l'armure de Mars, forgée pour être mise à l'épreuve de l'éternité, avec moins de remords que l'épée sanglante de Pyrrhus ne tombe maintenant sur Priam. Hors d'ici, hors d'ici, toi, prostituée, ô Fortune! ”
William Shakespeare
Résumé
Hamlet, de William Shakespeare, est une tragédie shakespearienne qui aborde les thèmes de la vengeance, de la folie et du meurtre, à travers la délicate situation du prince du Danemark, Hamlet, confronté à la mort de son père et à la duplicité de son oncle. Les personnages principaux, tels que Ophélia, Laërtes et la reine Gertrude, incarnent les tensions entre amour, devoir et pouvoir.
Le récit, parsemé de soliloquies profondes et de métaphores poétiques, comme celles d’Ophélia, révèle une réflexion sur la nature humaine et la dégradation morale. Cette œuvre, publiée dans les Œuvres complètes de Shakespeare, reste un pilier de la littérature mondiale.
Citations de Hamlet (William Shakespeare)
“ LE PEUPLE, derrière le théâtre.—Laissez-la entrer.LAERTES.—Qu'est-ce donc? quel est ce bruit? (Ophélia entre, bizarrement ajustée avec des fleurs et des brins de paille.) O chaleur, dessèche mon cerveau! ô larmes sept fois salées, consumez en mes yeux tout don de sentir et d'agir! Par le ciel, ta folie sera si bien payée à son poids que ce sera notre plateau qui fera tourner le fléau de la balance! O rose de mai, chère fille, bonne soeur, douce Ophélia! O ciel, est-il possible que la raison d'une jeune fille soit aussi mortelle que la vie d'un vieillard? La nature s'affine dans l'amour ”
“ Au dernier soupir du mourant, la statue de Jupiter commença à baisser son front de marbre, comme en haine de Pyrrhus et de sa méchante action ; mais lui, insensible, il prit le drapeau de son père, le plongea dans le sang froid et glacé du vieux roi, et courut en triomphe vers les rues ; il ne put passer à cause des hommes tués ; alors, appuyé sur son épée, il se tint aussi immobile qu’une pierre, contemplant le feu dont brûlait la riche Ilion. » Mais, n’êtes-vous pas de l’avis de Didon qui s’écrie, dès que les mains de Priam sont coupées : « Oh arrêtez... Je n’en puis entendre davantage ? » ”
