Rodolphe Töpffer,
Nouvelles genevoises
“ J’avais versé dans ces mots une partie des sentiments qui inondaient mon âme ; et, au feu dont j’accompagnais mes discours, je croyais voir la jeune fille rougir, s’émouvoir, et mes paroles arriver jusqu’à son cœur. Alors, portant la main sur le mien : — Ah ! non, ajoutai-je, par pitié pour un malheureux, ne me repoussez pas, vous me repousseriez dans l’abîme ! La vie pour moi, c’est où vous êtes !... Hé !... Le diable l’emporte ! Oh ! mon oncle ! mon oncle ! Tout était perdu, perdu sans ressource, et je fus sur le point d’en verser des larmes amères. ”

