Rodolphe Töpffer

Définition et enjeux

Portrait de Rodolphe Töpffer Rodolphe Töpffer,  Nouvelles genevoises

“ Je me levai aussitôt ; et, ayant écarté les branches flexibles qui me fermaient le passage, je vis le chantre qui faisait sa méridienne, couché contre terre.
Je le regardai quelques instants, retenu par je ne sais quelle curiosité. Je trouvais de l’intérêt à considérer, endormi et sans défiance, cet homme que j’étais habitué à voir sous un aspect tout différent. Il me semblait, à la vue de son paisible sommeil, que je sentais mon cœur s’épurer, et l’éloignement qu’il m’inspirait se perdre, dans un sentiment de respect pour son repos.
”
Source : Wikisource

Portrait de Rodolphe Töpffer Rodolphe Töpffer,  Nouvelles genevoises (1880)

“ « C'est elle ! » m'écriai-je. Mettre la chaise sur la table, Grotius et Puffendorf sous la chaise, et moi sur le tout, fut l'affaire d'un clin d'oeil. Et je retenais mon souffle pour mieux jouir du spectacle qui s'offrait à moi.
Au chevet d'un vieillard pâle et souffrant, je la voyais pieuse, recueillie, embellie de tout l'éclat que prêtait à sa jeunesse et à sa fraîcheur cet entourage de maladie et de vieillesse. Elle baissait ses belles
paupières sur le livre de mon oncle, où elle lisait les paroles de consolation.
”
Source : Gallica

Portrait de Rodolphe Töpffer Rodolphe Töpffer,  Nouvelles genevoises

“ J’y coulais dans une paix profonde les riants loisirs de ma première adolescence, vivant peu avec mon maître, plus avec moi-même, beaucoup avec Eucharis, avec Galatée, avec Estelle surtout.
Il y a un âge, un seul à la vérité, et qui dure peu, où les pastorales de M. de Florian ont un charme tout particulier ; j’étais à cet âge. Rien ne me semblait aimable comme ces jeunes bergères ; rien de naïf comme leurs phrases précieuses et leurs sentiments à l’eau de rose ; rien de champêtre, de rustique comme leurs élégants corsages, comme leurs gentilles houlettes à rubans flottants.
”
Source : Wikisource

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