Rodolphe Töpffer,
Nouvelles genevoises
“ Je me levai aussitôt ; et, ayant écarté les branches flexibles qui me fermaient le passage, je vis le chantre qui faisait sa méridienne, couché contre terre. Je le regardai quelques instants, retenu par je ne sais quelle curiosité. Je trouvais de l’intérêt à considérer, endormi et sans défiance, cet homme que j’étais habitué à voir sous un aspect tout différent. Il me semblait, à la vue de son paisible sommeil, que je sentais mon cœur s’épurer, et l’éloignement qu’il m’inspirait se perdre, dans un sentiment de respect pour son repos. ”
