Résumé

Portrait de Rodolphe Töpffer Rodolphe Töpffer Les vacances d'un pensionnat autour du Mont Blanc et du Mont Cévrin… (1897)

Au surplus, dès avant le Pré sec, l'on a en vue le grand et le petit Ferret: c'est le grand que nous nous proposons de passer. Il est pour l'heure gai comme un manteau noir, riant
comme un crêpe pendu au séchoir d'un teinturier. Aussi M. Tœpffer prétend-il que nous bivouaquerons aux chalets ; mais Jean Payod et le forgeron, malgré la noirceur du ciel, malgré des escadrons de nuées qui courent à l'envi le long des montagnes comme pour occuper d'avance toutes les positions, affirment que le temps est bon, parce que le vent a changé, que dans tous les cas aucune tourmente n'est à craindre.
Source : Gallica

Portrait de Rodolphe Töpffer Rodolphe Töpffer Les vacances d'un pensionnat autour du Mont Blanc et du Mont Cévrin… (1897)

A l'ouïe de ce déplaisant concert, M. Tœpffer en est déjà à renoncer à tout projet d'expédition tant à pied qu'à cheval, au Ferpècle ou ailleurs, lorsque arrivent avec leurs mules les deux guides engagés la veille. « Fera beau, » disent ces imperturbables. D'autre part, l'homme de confiance arrive aussi, et il se met à charger sur un roussin de confiance force volailles et pâtés, force cruchons et bouteilles. L'assurance de ces gens, la vue de ces cruchons entraîne M. Tœpffer, qui prend aussitôt son parti et fait réveiller son monde.
Source : Gallica

Portrait de Rodolphe Töpffer Rodolphe Töpffer Les vacances d'un pensionnat autour du Mont Blanc et du Mont Cévrin… (1897)

Bientôt Martigny fuit derrière nous, et nous voilà lancés dans l'interminable ruban. Par malheur M. Tœpffer établit dans le char auquel il préside d'abord une école de chant, ensuite un système de chatouillement réciproque qui produit d'affreux vacarmes et d'immenses perturbations. Les dames, sans doute, sont respectées, mais tout le reste s'attaque aux genoux, aux côtés, aux coudes, sous le menton, et la société ne forme bientôt plus qu'un amalgame épique de chatouilleurs qui s'enchevêtrent dans un salmigondis de chatouillés qui se contre-chatouillent.
Source : Gallica

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