Résumé

Jacques-Louis Manget Chamonix, le Mont-Blanc et les deux Saint-Bernard… (1844)

A mesure que le soleil s'abaisse sur l'horizon, on voit son large sommet revêtir successivement mille nuances variées, passer du blanc le plus éblouissant au jaune doré, puis prendre une teinte de pourpre, puis enfin se colorer de ce blanc terne légèrement nuancé d'azur, que les hautes sommités des Alpes conservent après la chute du jour, et qui les fait apparaître comme des spectres au milieu d'une nuit d'été, quand toutes les formes des basses montagnes s'effacent et se confondent en une masse indistincte.
Source : Gallica

Jacques-Louis Manget Chamonix, le Mont-Blanc et les deux Saint-Bernard… (1844)

En face du chemin, la montagne de St-Sigismond ou de Châtillon, au pic de laquelle est située la ville de Cluse, complète le cintre, et semble de loin faire corps avec la ligne de montagnes dont nous côtoyons depuis Bonneville les gradins inférieurs.
Le Buet termine majestueusement la perspective à l'orient : son sommet en forme de dôme surbaissé, couvert de neiges éternelles, s'élève par-dessus toutes les sommités de la vallée.
Source : Gallica

Jacques-Louis Manget Chamonix, le Mont-Blanc et les deux Saint-Bernard… (1844)

La descente du col de la Seigne du côté de l'Allée-Blanche est plus rapide et plus scabreuse que n'était la montée. On y rencontre çà et là, même au cœur de l'été, des talus de neige où les mulets chargés ne passent qu'avec peine. A environ une heure de marche du sommet du col, on traverse un plateau en partie gazonné, en partie couvert de rocailles ; on découvre sur la gauche du chemin quelques misérables huttes adossées à des rochers, qu'on appelle les châlets de la Seigne ou de l'Allée-Blanche.
Source : Gallica

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