Résumé

Jules Determes Une saison aux eaux de Saint-Gervais… (1841)

On sent ici, à la rareté de l'air, que la végétation est près d'expirer, et le deuil de la nature vous pénètre de toutes parts et vous affecte de toute manière. L'énorme glacier de Tré-la-Tête qui descend presque au niveau de la vallée, l'éclaire
seul d'un reflet pâle et mélancolique et, au moment où les clartés du jour s'éteignent dans un triste et froid crépuscule , c'est ce glacier, frappé des derniers rayons du soleil, qui jette seul, à travers cette obscurité sinistre, une lueur plus sinistre encore et qui lutte, en quelque sorte, avec les ténèbres, du sombre éclat de ses glaçons.
Source : Gallica

Jules Determes Une saison aux eaux de Saint-Gervais… (1841)

J'ai vu maintenant tous les bains de la Suisse; je n'en connais pas dont
la situation, au fond d'une gorge effroyable et sur le bord d'un torrent furieux, soit cependant plus commode et plus riante que celle de Saint-Gervais. Un paysage enchanteur comme celui que je trouve ici, des eaux, des bois, des cascades, des montagnes, tout ce que ce pays renferme de grand, de beau, de magnifique, c'est ce qui ne se rencontre nulle part, et c'est ce que je suis venu chercher ici.
Source : Gallica

Jules Determes Une saison aux eaux de Saint-Gervais… (1841)

C'est vers le soir que ce lieu de repos est le plus attrayant et le plus commode ; une douce chaleur s'y maintient longtemps encore après que le soleil a disparu derrière la montagne des Fayets et, de là, comme d'un charmant observatoire, on assiste à l'arrivée des voyageurs ou des promeurs qui rentrent à l'Établissement,
soit par l'avenue, soit par le sentier des zig-zag , soit par l'une des routes du village de Saint-Gervais. Parfois, en face de soi, l'on se plaît à chercher des yeux, dans les massifs, le troupeau que révèlent les tintemens des campanilles
Source : Gallica

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