Résumé

César Pascal De glacier en glacier en Suisse et en Savoie

En amont, le Weissbach, masse d'écume, tombe et rebondit ; en aval, il fuit en se tordant comme un gigantesque serpent. Un sourd grondement, renfoncé par la résonance, couvre le bruit de nos voix : on ne s'entend pas, à moins de se crier à l'oreille. La buée qui monte de l'abîme se condense, et fait tout suinter autour de nous.
Quand nous eûmes savouré toute l'horreur de ces lieux, M. donna le signal du départ.
C'est au glacier que nous allons maintenant. Nous arrivons à une passerelle jetée sur la crevasse du torrent.
Source : Gallica

César Pascal De glacier en glacier en Suisse et en Savoie

Ce fut un grand jour dans le pays que le 15 février 1825, nous disait un vieillard de Lungern, qui avait assisté à l'ouverture de la vanne. L'eau tourbillonnait et se creusait en entonnoir; le lac baissait à vue d'oeil quoique lentement ; le fond, que nul homme n'avait jamais vu, se découvrait à l'extrémité opposée, et le chemin qui était le bord devenait une terrasse. De l'autre côté de la montagne, les eaux, sortant avec violence, comme par une bonde, se tordaient entre les parois de la tranchée et tombaient en cascade, entraînant des milliers de poissons qui se brisaient contre les rochers.
Source : Gallica

César Pascal De glacier en glacier en Suisse et en Savoie

En face, au delà de la vallée et proche du village, nous ne nous lassons pas d'admirer le Staubbach.
Il est aux autres chutes ce que la Yungfrau est aux autres montagnes : la chute élégante, aérienne, poétique par excellence. Mais autant la Yungfrau est immuable dans son aspect et dans sa forme, autant le Staubbach est changeant et divers. Il est soumis aux caprices de l'air, de la lumière et de la température. L'hiver le convertit en une grande stalactite de cristal; les nuages, qui cachent le front de la montagne, semblent placer sa source dans leur sein
Source : Gallica

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