Remy de Gourmont,
Lettres à l'Amazone
(1914)
“ J’ai été content, mon amie, que vous vous plaisiez à la campagne, le long des chemins creux et des haies vertes, puis roussies, dans les bois, parmi les fougères. La fougère est une plante admirable et je ne connais presque rien de plus séduisant qu’une étendue de fougères, comme on en voit à Compiègne, sous les grands hêtres. Les chansonniers d’autrefois ont fait ce qu’ils ont pu pour déshonorer la fougère, qui en a gardé pour les sots je ne sais quelle odeur de gaudriole, mais il faut savoir recréer les choses à mesure qu’on les voit et en tirer des sensations neuves. ”
