Résumé

Antoinette Micolon Mémoires de la mère Micolon (1592-1659… (1981)

C'est comme le val qui de ses Escures natales descend vers la vallée d'Ambert : il semble d'abord tout vert, entre ses rampes : puis il s'enfonce, s'escarpe, s'étrangle entre des roches, des broussailles ; et on dit qu'il y a là, à Lavaur, une cave où se tapissent de malfaisantes créatures ; un chasseur qui y entra poursuivant un renard, n'en ressortait plus, et pour l'en tirer, au milieu des bruits, des sifflements, il fallut l'attacher par la corde bénite de la cloche de Saint-Ferréol. De même de la Mère Micolon : elle s'est bien tirée des fantasmagories, tenant le bon fil d'une main ferme.
Source : Gallica

Antoinette Micolon Mémoires de la mère Micolon (1592-1659… (1981)

Ces enfants au cœur brûlant, au cœur sonore, qui sans bien le savoir avaient tant besoin du Père, ont entendu le Père leur parler. C'est Jeanne au Bois-Chenu, Bernadette à Bartrès, Mélanie à la Salette, Jean-Baptiste Vianney dans la combe de Dardilly, celui qui sera le Père Lamy dans sa Champagne natale,
ce sont les pâtres de Fatima.
Le jour où l'on saura ne plus nier l'extraordinaire parce qu'il est rare, on comprendra mieux ce qu'est l'être humain, ce que ses pouvoirs peuvent être. Notre vision en sera changée, l idée que nous nous faisons de l'âme et de la vie.
Source : Gallica

Antoinette Micolon Mémoires de la mère Micolon (1592-1659… (1981)

Le temps des bergères, le temps des mystiques, il n'est pas derrière, mais devant nous. Et l'espérer, ce n'est après tout qu'espérer le Règne promis.
Ici, cette vieille patrie d'Antoinette, la bergère, ce pays des sapins, des saules, du foin vert, des genêts tout épaissis d'or, éclatants d'or, c'est l'Œuvre des sept jours, le septième étant celui de sa bénédiction. Au bout du compte il suffit de voir la Création, le Créateur. N'est-il pas difficile de ne pas espérer ? Et dès qu'on a dit « Père », quelle espérance immense.
Source : Gallica

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