Résumé

La Révérende Mère Sainte-Emilie… (1898)

La Mère Sainte-Emilie connut le prodige et, avec la naïveté de sa foi, rentrant un soir dans sa cellule, elle dit à Dieu : « Nous sommes, plus que bien d'autres, les enfants de Sa Grandeur ; pourquoi
donc, mon bon Jésus, ne voyons-nous pas le beau feu qui a surpris tant de Briochins ? »
A l'instant même un globe lumineux s'élève dans l'air et vient frapper ses regards. La joie de la bonne Mère fut extrême et son cœur, aussi reconnaissant que simple, remercia le ciel d avoir acquiescé si promptement à son désir.
Source : Gallica

La Révérende Mère Sainte-Emilie… (1898)

C'est que la mort est l'écho de la vie, et si, dans les cinq années qui nous restent à retracer, les défaillances morales sont comme les ombres qui accompagnent le soir, la foi vive, l'amour divin qui dominent tous les actes de la pieuse Ursuline, nous paraissent l'aurore du jour sans fin où la nature humaine, laissant tomber à terre les haillons de sa mortalité, s'élève jusqu'à celui qui est son centre et son tout.
La miséricordieuse bonté laissera sentir à la vénérable Mère ce que cette lutte entre la vie et la mort a de pénible et d'humiliant.
Source : Gallica

La Révérende Mère Sainte-Emilie… (1898)

« C'est bien, répondit la Mère Sainte Emilie, je sais qui a fait la blessure, je sais aussi qui pourra la guérir, quand il en sera temps. »
Tout en cultivant l'esprit et le cœur de l'enfant, elle n'oubliait point que le bien-être et la prospérité d'une maison sont surtout l'œuvre de la femme. Préparant donc de loin ses jeunes filles à la pratique des vertus domestiques, elle leur montrait la nécessité particulière de la prévoyance. Rien n'est plus indispensable, en effet, à quiconque doit exercer, à quelque degré que ce soit, l'art si difficile du commandement.
Source : Gallica

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