Résumé

Vies des premières religieuses dominicaines de la congrégation de Saint-Dominique de Nancy… (1896)

La Mère Prieure lui en chanta plusieurs qu'elle écouta avec ravissement. Elle était contente de souffrir pour Notre-Seigneur et en union avec lui : « Quelle chose singulière! dit-elle, je vais mourir et je ne puis m'empêcher d'être gaie !... C'est que je vais voir notre cher Sauveur, la Ste Vierge... SI Dominique... SI Joseph... Ste Catherine de Sienne... Et nos grands compositeurs, ces belles âmes, je vais aussi les voir ! Beethoven, Mozart... Pour Mozart, je ne sais pas... mais Beethoven, oui, oui ! je le verrai ! le bon Dieu n'a pas pu le mettre en enfer, il est au ciel. »
Source : Gallica

Vies des premières religieuses dominicaines de la congrégation de Saint-Dominique de Nancy… (1896)

Jamais le docteur n'avait vu mourir si doucement, avec tant de calme et de joie. Les âmes religieuses ne sauraient s'étonner de ces grâces de choix : Sr Ste-Hélène n'avait rien refusé à Dieu et le Seigneur, qui est fidèle, l'avait récompensée dès ici-bas.
Sur sa couche funèbre, notre bien-aimée Sœur reprit toute la beauté de sa jeunesse ; sa physionomie était à la fois si souriante et si majestueuse, qu'elle semblait le reflet de la vision bienheureuse accordée à sa sainte âme ; aussi les personnes admises auprès d'elle ne se lassaient pas de la
contempler.
Source : Gallica

Vies des premières religieuses dominicaines de la congrégation de Saint-Dominique de Nancy… (1896)

Si le ciel devenait le sujet de la conversation, on voyait que la pensée de la mort lui était douce et familière et qu'elle se réjouissait d'entendre sonner l'heure du départ pour la vraie patrie. Une Sœur, frappée de sa physionomie à la fois souriante et recueillie, lui dit un jour : « On voit bien que le bon Jésus comble votre âme de ses consolations et l'inonde de joie. — Quand mon
âme n'est pas en joie, répondit-elle, je tâche d'être joyeuse quand même, et de sourire à Notre-Seigneur. »
Source : Gallica

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