Résumé

Vie de soeur Marie-Catherine Putigny… (1888)

Arrivée à son déclin, elle possédait, sans altération aucune, toute l'aimable vivacité de son esprit, la jeunesse de son cœur, la naïve simplicité de ses commencements, à laquelle venait s'ajouter le mérite d'une vertu consommée. Sans doute le Ciel s'associa à notre joie; et Jésus, qui depuis tant d'années honorait cette âme fidèle d'une si étonnante familiarité, réserva pour ce jour quelque avant-goût de l'éternelle félicité : ce fut le secret de l'Épouse, elle ne l'a point révélé. Notre bonne Sœur accueillit avec la plus cordiale condescendance tous nos témoignages d'affection.
Source : Gallica

Vie de soeur Marie-Catherine Putigny… (1888)

C'est bien ce que faisait notre chère Sœur Marie- Catherine. Au chevet de nos Sœurs malades, si elle était prodigue de soins, elle ne l'était pas moins de consolations. Après avoir accordé au mal physique la part que réclamaient justement la convenance et la charité, elle savait, au moyen d'une heureuse transition, arriver à l'âme. Habile à s'en frayer le chemin, elle usait tour à tour et selon le besoin du moment, ou des vigoureuses pensées de la foi, ou de « propos saintement joyeux, » sachant bien que ramener la joie dans un esprit, c'est en fermer les avenues au démon.
Source : Gallica

Vie de soeur Marie-Catherine Putigny… (1888)

Voilà pour l'ordre matériel; et, dans l'ordre spirituel, ma Sœur, n'avez-vous pas quelque vaine estime à vous reprocher ? — Oh ! non, ma Mère, au moins à ma connaissance; la tentation ne m'en vient même pas. Et comment pourrait-elle me venir? ne suis-je pas une pauvre créature qui reçois tout de la libéralité de son Dieu ? Ma Mère, je ne comprends pas qu'on puisse avoir de la vanité des dons de Dieu ; si ces dons viennent vraiment de Lui, leur premier effet est d'anéantir l'âme qui les reçoit. En voyant la grandeur, la beauté, la puissance, le tout de Dieu, on comprend son rien à soi
Source : Gallica

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