Mère Sainte-Emilie

Définition et enjeux

La Révérende Mère Sainte-Emilie… (1898)

La Mère Sainte-Emilie connut le prodige et, avec la naïveté de sa foi, rentrant un soir dans sa cellule, elle dit à Dieu : « Nous sommes, plus que bien d'autres, les enfants de Sa Grandeur ; pourquoi
donc, mon bon Jésus, ne voyons-nous pas le beau feu qui a surpris tant de Briochins ? »
A l'instant même un globe lumineux s'élève dans l'air et vient frapper ses regards. La joie de la bonne Mère fut extrême et son cœur, aussi reconnaissant que simple, remercia le ciel d avoir acquiescé si promptement à son désir.
Source : Gallica

La Révérende Mère Sainte-Emilie… (1898)

C'était le quinze août ; assise au pied d'un noyer demi-séculaire, la Mère Sainte-Emilie remit elle-même à chacune de ses filles, ce dernier présent de sa tendresse. On nous pardonnera ce détail, infime peut-être, qui nous montre la vénérable mère, fidèle, à quatre-vingt-sept ans, aux principes de sa vie entière : elle s'acquitte de ce dernier emploi avec toute la perfection possible, parce qu'elle sait par là glorifier Dieu ; elle travaille pour ses soeurs ; son cœur presque mourant y trouve un rayon de joie.
Source : Gallica

La Révérende Mère Sainte-Emilie… (1898)

C'est un grand art, a-t-on dit, que celui d'exercer sans blesser, de mortifier sans aigrir, de fortifier sans fatiguer. Cet art, la Mère Sainte Emilie le possédait à un haut degré ; aussi ne brusquait-elle jamais la réforme à opérer dans une âme. La droiture de son caractère lui gagnait promptement la confiance ; on s'accoutumait à déverser dans son
cœur les petits ennuis de la vie d'écolière.
Source : Gallica

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