Frère Gilles

Élements biographiques

Frère Gilles L’héritage maudit

Une flamme d’enfer dans les yeux, il but... glou... glou... jusqu’à ce qu’avec un cri rauque de bête qu’on étouffe, il tomba à la renverse.
À ce cri bestial, le petit Jules qui revenait de l’école et remontait l’escalier s’arrêta tout tremblant, tandis que du palier du second étage, un cri d’angoisse descendait : « Où est-il ? » C’était Céline qui, libérée enfin du boulanger, avait trouvé le lit vide.
Maria accompagnée du curé entrait par la porte du porche, dans la cour toute plongée dans l’obscurité, lorsqu’elle entendit la voix désolée de Céline.
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Frère Gilles L’héritage maudit

Après le départ de Cyprien, le père Braise s’était aperçu que Céline devenait plus songeuse, s’arrêtait souvent au milieu de ses refrains, les yeux mi-clos, pour regarder là-bas, loin, loin... S’il lui demandait brusquement : « À quoi penses-tu Céline ? » elle répondait en rougissant : « je ne pense à rien, papa. » Or il est difficile de cacher un tendre penchant ; il y faut une habileté très compliquée que ne possédait pas l’âme franche et ingénue de Céline. D’ailleurs, le père Braise savait bien à quoi pensent les jeunes filles qui ne pensent à rien.
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Frère Gilles Les choses qui s’en vont… (1918)

Malgré les nombreux lustres qui séparent son époque de celle où les arts prennent définitivement racine chez nous, qui refuserait de reconnaître dans le fils du Pauvre d’Assise, comme l’un de nos précurseurs sur cette voie de beauté, et de saluer à cet horizon, comme à celui de notre Foi, la pensée franciscaine, semeuse obscure de cette moisson d’art qui ne demande aujourd’hui qu’à s’épanouir, sous le soleil de la vie chrétienne, et qui promet, comme elle, une floraison et des fruits dignes d’un peuple qui n’a pas cessé de croire.
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