Louis Baunard,
Histoire de la bienheureuse mère Madeleine-Sophie Barat…
(1910)
“ Une fois, la mère Grosier, qui se trouvait à Paris, ayant dit aux novices qu'étant la plus ancienne de la Société, et fort vieille, elle ne devait plus attendre que le ciel ou le purgatoire, la mère générale l'arrêta : « Ma chère mère, lui dit-elle, je ne connais qu'un purgatoire pour une épouse du sacré Coeur, c'est l'amour de Jésus-Christ et le zèle des âmes. — Oh ! répliqua la mère Grosier, vous conviendrez qu'aimer est un doux purgatoire. — Oui, sans doute, aimer est doux, dit Mme Barat, mais l'amour a son tourment. En est-il de plus dur que de voir offenser l'Epoux qu'on aime? » ”
