Louis Baunard

Élements biographiques

Portrait de Louis Baunard Louis Baunard Le doute et ses victimes dans le siècle présent (1909)

Pourquoi l'âge ne dure-t-il pas où l'on croit naïvement que nos frères sont bons lorsqu'ils en ont l'air, que les consciences sont droites, que les âmes n'ont point de masque, les visages point de fard, et que tout homme est ce juste « qui ne se sert de la parole que pour la pensée, et de la pensée que pour la vérité et la vertu » ?
Malheur, a dit le Seigneur, malheur à celui qui scandalise un de ces petits! Malheur à ceux qui ruinent les illusions vertueuses de ceux qui eussent peut-être gardé toute leur vie cette innocence de l'esprit qui n'est pas moins belle que l'innocence du cœur !
Source : Gallica

Portrait de Louis Baunard Louis Baunard Frédéric Ozanam d'après sa correspondance (1912)

Ce jeune homme, que je n'ai cessé d'aimer, ressemblait par la physionomie, par l'âme, par la sérénité du regard, par le timbre monotone et affectueux de sa voix, à un brahme chrétien — l'assimilation est étrange — prêchant l'Évangile de la science et de la paix à notre monde de discorde et de contention. Il croyait, comme nous, que la vérité était à plus forte dose dans le cœur que dans l'esprit. Ses dogmes ruisselaient d'onction, comme les soleils d'Orient ruissellent, matin et soir, de rosée. Son orthodoxie, parfaite pour lui-même, était une charité d'esprit parfaite aussi pour les autres.
Source : Gallica

Portrait de Louis Baunard Louis Baunard Le doute et ses victimes dans le siècle présent (1866)

Qu'importe, disait-il à la fin de son Étude, qu'importe la gloire et le bruit misérable qui se fait dans ce monde, si quelque chose de lui subsiste dans un monde meilleur, si l'âme que nous avons aimée respire encore avec ses sentiments, ses pensées sublimes, sous l'oeil de celui qui la créa! O espérance divine, que tu fais battre mon coeur au milieu des incertitudes de l'entendement! O problème que nous avons si souvent agité ensemble! O abîmes couverts de tant de nuages mêlés d'un peu de lumière!... Après tout, mon ami, l'homme n'est pas un orphelin : il a un père dans le ciel.
Source : Gallica

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