Louis Baunard,
Le doute et ses victimes dans le siècle présent
(1909)
“ Pourquoi l'âge ne dure-t-il pas où l'on croit naïvement que nos frères sont bons lorsqu'ils en ont l'air, que les consciences sont droites, que les âmes n'ont point de masque, les visages point de fard, et que tout homme est ce juste « qui ne se sert de la parole que pour la pensée, et de la pensée que pour la vérité et la vertu » ? Malheur, a dit le Seigneur, malheur à celui qui scandalise un de ces petits! Malheur à ceux qui ruinent les illusions vertueuses de ceux qui eussent peut-être gardé toute leur vie cette innocence de l'esprit qui n'est pas moins belle que l'innocence du cœur ! ”

