Louis Baunard,
Le vicomte Armand de Melun : d'après ses mémoires et sa correspondance
(1880)
“ Si malheureusement, conclut le rapporteur, la société est impuissante contre les dépravations et les passions de la mère, elle peut du moins beaucoup sur la vie, les mœurs et l'avenir de l'enfant. Il dépend d'elle, en effet, qu'il vive ou qu'il périsse, qu'il grandisse pour le bien ou pour le mal, que devenu homme il l'aime et la bénisse comme un fils, ou la maudisse et l'attaque comme un ennemi. Si trop souvent la loi doit se montrer impitoyable dans l'intérêt de la morale, ici du moins la raison est d'accord avec le cœur et la justice est du côté de la charité. ”
