Amédée de Margerie

Résumé

Amédée de Margerie Le comte Alexandre de Lambel (1905)

Les actes valent ce que vaut leur principe et ce que vaut leur but. Les plus grands ne sont rien quand la recherche de soi est à leur racine ; les plus modestes ont un prix inestimable quand ils sont la marque d'un cœur qui se donne. Celui de madame de Lambel se donnait tout entier.
Il se donnait à Dieu d'abord et souverainement. Si imparfaite qu'ait été notre esquisse de cette sainte figure, on y a reconnu pour premier trait, pour foyer de tous ses dévouements, pour principe de toute sa vie, l'amour de Dieu et de son Église, la piété la plus fervente dans l'humilité la plus profonde.
Source : Gallica

Amédée de Margerie Le comte Alexandre de Lambel (1905)

Si tout Fléville connaît le chemin du château, le châtelain connaît le chemin de toutes les maisons de Fléville. Il n'y a guère de pauvres à l'état chronique, grâce à lui et à madame de Lambel, dans l'heureux village. Mais s'il y a des ménages affligés par une détresse accidentelle ou par un chagrin quelconque, s'il y a un infirme à soulager, un malade dont l'âme ait besoin d'être encouragée à souffrir ou préparée à mourir, un mort à veiller, c'est là qu'il va tout d'abord et qu'il revient sans cesse. Il sait compatir du fond du cœur,
il trouve les paroles qui vont au cœur
Source : Gallica

Amédée de Margerie Le comte Alexandre de Lambel (1905)

Dieu, avant de l'appeler à lui, avait fait à M. le comte de Lambel une bien grande grâce. Il avait toujours respecté et honoré la religion. Mais depuis quelques années il avait eu le bonheur de revenir à la pratique complète de tous les devoirs qu'elle impose : la rectitude de son esprit, la bonté de son cœur, le sentiment profond du bien, le souvenir et les prières d'une épouse qui fut un ange de piété, le spectacle continuel et si touchant de la pratique domestique des plus belles et des plus douces vertus chrétiennes avaient préparé l'action de la grâce.
Source : Gallica

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