Anatole-Henri-Philippe de Ségur

Anatole-Henri-Philippe de Ségur

Résumé

Portrait de Anatole-Henri-Philippe de Ségur Anatole-Henri-Philippe de Ségur Les enfants de Paris : esquisse d'après nature (1893)

Quand on pense que ces élans d'amour, ces chants de joie céleste, toute cette piété, toute cette poésie, sortent du cœur et des lèvres d'un enfant de Paris devenu enfant de la caserne, d'un jeune homme à l'âme pure et au corps robuste, que je puis définir en deux mots : un ange dans un carabinier, on oublie pour un moment les tristesses de cette fin de siècle, les menaces de l'avenir, les égarements de Paris et de la France, et l'on se dit qu'un pays, une ville qui produisent des chrétiens de cette trompe, ne sont pas une ville condamnée ni un pays perdu.
Source : Gallica

Portrait de Anatole-Henri-Philippe de Ségur Anatole-Henri-Philippe de Ségur Les enfants de Paris : esquisse d'après nature (1893)

La charité pousse et fleurit partout où vit la foi, dont l'Église est la gardienne immortelle. Elle n'est le privilège ni d'un peuple, ni d'un temps, ni d'une race, mais on peut dire que nulle part elle ne donne plus de parfums et de fruits que dans notre pauvre vieux pays de France, si catholique, si expansif, si miséricordieux par nature et par tradition, qu'il ne peut rien garder pour lui seul, pas même ses erreurs, et que, lorsqu'il cesse de semer aux quatre coins du monde la vérité rédemptrice de l'Évangile, il y jette à pleine volée la semence funeste de la Révolution.
Source : Gallica

Portrait de Anatole-Henri-Philippe de Ségur Anatole-Henri-Philippe de Ségur Les enfants de Paris : esquisse d'après nature (1893)

Touché de la piété de ces généreux chrétiens, l'archevêque de Paris a autorisé l'exposition et l'adoration du Saint Sacrement une fois par an, dans toutes leurs sociétés, chacune à son tour. Ce dimanche-là, la chapelle du patronage désigné resplendit de lumières, de chants et de prières ; une couronne d'enfants, d'adolescents et de jeunes hommes entourent le Corps sacré du Sauveur comme une garde d'honneur et d'amour. Ils prient, adorent, pour ceux qui vivent sans prière, sans vertu, qui blasphèment le Dieu de leur mère, le Dieu de leur première communion.
Source : Gallica

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