Marie Autheman, Valentine Fabrège-Montaud (1870-1893… (1894)
“ Elle n'avait cessé de regarder la pendule, comme sous l'empire d'une idée fixe: craignait-elle de rendre le dernier soupir avant d'avoir dit adieu à M. Dubrueil? Appréhendait-elle, pour son cher docteur, le déchirement de la séparation? Ce qui est certain, c'est qu'elle pensait à lui. Soudain, il entre, vers onze heures et demie, suivant son habitude. M. Fabrège se précipite à son cou, en s'écriant : « Elle n'attend que vous pour nous quitter ! » A l'instant même, Valentine incline doucement la tête, sans pousser le plus léger soupir. Son âme venait de s'envoler, l'ange était monté au Ciel ! ”
