Marie-Antoine, Aimer et souffrir, ou Vie de la Rde mère Sainte-Thérèse de Jésus… (1884-1885)
“ En effet, bientôt après je sentis ma ferveur diminuer; je n'éprouvais que du dégoût dans la prière, que froideur pour la sainte communion, que lâcheté dans le service de Dieu. Je me trouvai dans une sécheresse et une aridité désolantes. C'est alors que commença pour moi ce martyre intérieur qui m'a été et qui m'est encore si pénible. La pensée que je ne sais pas aimer Jésus et que je lui déplais dans tout ce que je fais, me brise de douleur. Je n'essayerai pas de dépeindre cette cruelle souffrance, je ne le pourrais pas. Dieu seul peut comprendre ce qu'elle fait endurer à mon âme. ”
