La révérende mère Marie-Ange de l'Enfant-Jésus du Carmel de Lisieux…
“ Non, je ne suis pas, triste, ce que le bon Dieu nous envoie ne peut-être que pour notre bien. C'est un amour sans égal qu'il a pour nous... J'ai confiance en lui, et quand on a beaucoup de confiance en quelqu'un, on se laisse porter sans rien craindre, même sur un abîme. Qu'est-ce donc pour passer un ruisseau ? » Elle entendait par cette image du ruisseau, la souffrance et la mort. Un soir, après matines, nous lui soutenions la tasse qu'elle ne pouvait plus porter à ses lèvres : « Tout est lourd, dit-elle, excepté la main du bon Dieu. » — « Et pourtant, ma Mère, vous souffrez beaucoup? » ”
