Résumé

La révérende mère Marie-Ange de l'Enfant-Jésus du Carmel de Lisieux…

Non, je ne suis pas, triste, ce que le bon Dieu nous envoie ne peut-être que pour notre bien. C'est un amour sans égal qu'il a pour nous... J'ai confiance en lui, et quand on a beaucoup de confiance en quelqu'un, on se laisse porter sans rien craindre, même sur un abîme. Qu'est-ce donc pour passer un ruisseau ? »
Elle entendait par cette image du ruisseau, la souffrance et la mort.
Un soir, après matines, nous lui soutenions la tasse qu'elle ne pouvait plus porter à ses lèvres : « Tout est lourd, dit-elle, excepté la main du bon Dieu. » — « Et pourtant, ma Mère, vous souffrez beaucoup? »
Source : Gallica

La révérende mère Marie-Ange de l'Enfant-Jésus du Carmel de Lisieux…

« Si le bon Dieu veut d'une abrutie dans son Ciel, il n'a qu'à me prendre », dit-elle le 19 octobre à Monseigneur l'Archevêque de Paris. Et Sa Grandeur de lui répondre :
« Non, mon enfant, le bon Dieu n'aura pas d'abrutie au ciel, parce qu'à ce moment la chrysalide qui cache la beauté de l'âme sera tombée. Ici-bas, comme le dit saint Paul, nous ne nous voyons pas tels que nous sommes ; mais quand nous verrons Jésus-Christ dans la lumière de sa gloire, nous nous y verrons avec lui tels que nous sommes aussi, dans toute notre splendeur. »
Source : Gallica

La révérende mère Marie-Ange de l'Enfant-Jésus du Carmel de Lisieux…

Comment vous dire, ma Mère bien-aimée, ce qui se passa dans mon âme au début de ma maladie ? Je me sentais arrivée sur les hauteurs mystérieuses où les choses de la terre ne sont plus rien, où l'on ne connaît plus la contrainte ni la gêne, où, même dans la souffrance, on goûte un délicieux repos parce qu'on aime Jésus, qu'on se sent aimé de lui et que cela est tout.
Pourtant je n'avais pas un violent désir de la mort ; je ne soupirais pas après elle comme l'ont fait les saints, mais j'étais heureuse de mourir parce que je voyais que c'était la volonté du bon Dieu.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature